Spinoza et la question du symbolique, par Catherine Malabou

“À partir d’une lecture du Traité Théologico-politique, de la méthode d’interprétation de la Bible en particulier, je tenterai de voir comment la question du symbolique s’inscrit dans la pensée de Spinoza. Je définirai le symbolique comme cette tendance à la surinterprétation (superstition ?) sans laquelle la compréhension philosophique ne serait pas possible.” Catherine Malabou

La beauté d’être un inadapté

À ceux qui ont l’impression de ne pas être “adéquat” : il y a de la beauté à être un inadapté. L’auteur Lidia Yuknavitch évoque son propre parcours sur fond de perte, de honte et le lent processus d’acceptation de soi. “Même au moment de votre échec, vous êtes belle”, dit-elle. “Tu ne le sais pas encore, mais tu as la capacité de te réinventer sans cesse. C’est ta beauté.”

La transformation de l’idée de phénomène: de la donation à la promesse, par Emre San

“Le présent n’est donc pas une présence positive, il est déjà et toujours autre. En effet, toute présence est «une présence à Soi qui est absence de soi, contact avec Soi par l’écart à l’égard de Soi». Ainsi, il faut admettre une simultanéité originaire par-delà la successivité qui caractérise le temps: l’appartenance des apparitions successives à ce monde un et unique les rend contemporaines. La simultanéité renvoie dans la démarche merleau-pontienne à la réalité de ce qui n’est pas actuel, elle ne peut donc pas avoir le sens d’une présence objective. Le présent est ainsi tramé d’absence et englobe le passé. De cette façon, tout point est pris dans la profondeur du simultané. Donc, il n’y a pas temps sériel mais emboîtement: le présent tient dans sa profondeur d’autres présents. Le temps n’est pas la série successive des instants mais il est un, tout, pas sage qui ne passe qu’en différant de soi: «il faut comprendre le temps comme système qui embrasse tout». De cette façon, le présent n’est ni point ni segment du temps: «l’unité de temps est toujours un cycle». L’éternel retour, c’est l’éternité du temps comme création de nouveauté. Il y a, comme le dit Merleau-Ponty, une «éternité existentielle» par-delà la successivité, «il n’y a pas la ligne ou la série du temps, mais un noyau transtemporel — Visible ou Monde — une sorte d’éternité du visible».” Emre San