Alternative éthologique aux inconséquences de la théorie des biais cognitifs de Kahneman, par Pierre-Antoine Pontoizeau

Kahneman et Tversky s’appuient sur une conception scientiste de vérités psychologiques élémentaires pour imposer une théorie des biais en arguant, à tort, de vérités de perception par exemple. Leur méthode et leurs résultats sont en de très nombreux points dès plus contestables. Sur le plan des connaissances psychologiques, leur ignorance de la science des décisions sociales et des perceptions limite la portée de leurs travaux. Plus encore, leur absence de maîtrise de la logique analytique les conduit à exposer des exercices, des conclusions et des notions très discutables. Cette critique remet donc assez radicalement en cause la véracité de leurs conclusions jusqu’à expliquer que la notion de biais suppose un arrière-plan scientiste « naïf » aujourd’hui insoutenable. Fort de cette critique, une alternative s’appuie sur l’éthologie pour montrer que l’analyse des risques ne peut se limiter à une approche aussi rudimentaire et individualiste, le risque étant sous le regard de l’autre et des enjeux sociaux.