Dialogue avec Bernard d’Espagnat Sur le “Traité de physique et de philosophie”, par Michel Bitbol

“Ce texte est celui de mon intervention à un colloque organisé par Léna Soler autour du “Traité de physique et de philosophie” de Bernard d’Espagnat (Fayard, 2002). Il y est question du statut de la réalité, de notre position en elle ou face à elle, de son caractère ineffable ou arraisonnable par une science comme la physique, de son caractère pré-structuré ou à structurer par la recherche. Deux attitudes philosophiques sont confrontées : (1) celle qui consiste à maximiser, dans le produit de la connaissance, la part de structure que l’on croit pouvoir attribuer à la réalité telle qu’elle est indépendamment de nous, et (2) celle qui consiste inversement à maximiser la part de structure que l’on croit pouvoir attribuer à la méthode même qui est employée dans la recherche. Chacune de ces deux attitudes trace un programme épistémologique : celui du physicien réaliste, et celui du “métaphysicien” néo-kantien.” Michel Bitbol

À propos du point aveugle de la science, par Michel Bitbol

“La science présente un gigantesque point aveugle en son cœur, et, comme tout point aveugle, il n’est pas reconnu par le sujet aveuglé. Pourtant, même si d’ordinaire on ne le remarque pas, ce point aveugle a des effets importants sur la pratique et l’interprétation de la science. Je vais expliquer ici comment définir le point aveugle cognitif, ses effets visibles sur la pratique et les résultats de la recherche scientifique, et la manière dont il menace la cohérence de la conception que la science se fait d’elle-¬‐même. Finalement, j’esquisserai une stratégie permettant de dépasser ce point aveugle, ou de se le réapproprier.” M.Bitbol

Interprétation ou Description (II) : Fondements mathématiques de l’approche F+D

Cet article fait suite à l’article “Interprétation ou Description (I) : Proposition pour une théorie probabiliste des systèmes
cognitifs sensori-moteurs”. Son objectif est de présenter les fondements mathématiques de l’approche F+D présentés
dans le premier article. Les deux composantes fondamentales dont nous avons besoin pour notre approche F+D sont
présentées. D’une part, des règles formelles permettant de raisonner sur des données incertaines et incomplètes. D’autre
part, le principe de maximum d’entropie, qui permet de clarifier le lien entre descriptions et expériences et donne un cadre
théorique général pour l’apprentissage.

Interprétation ou Description (I) : une théorie probabiliste des systèmes cognitifs sensori-moteurs

Jusqu’à quel point agir et percevoir supposent-ils de «comprendre» ou même plus simplement de se «représenter» le monde ? Telle est l’une des préoccupations fondamentales des recherches sur la sensori-motricité au centre de nombreux débats en sciences cognitives. Cette question une fois formalisée, expurgée, simplifiée et traduite en termes mathématiques, nous amène à nous interroger tout au long de cet article, sur les liens qui peuvent exister entre les inférences formelles mécanisées informatiquement et leurs contreparties dans le monde physique où évolue un robot. Ainsi reformulée, la question centrale débattue devient : comment rendre
effectives les inférences formelles ?

Au-delà de la mémoire de l’eau

Par un chercheur qui a participé aux travaux de Benveniste, ce remarquable travail qui à la fois réfute l’hypothèse d’une mémoire de l’eau et ouvre des perspectives vertigineuses : https://www.academia.edu/37787265/A_travers_le_miroir_Au_del%C3%A0_de_la_m%C3%A9moire_de_leau_?